Axe 2 : PROCESSUS CHIMIQUES

Les travaux menés dans cet axe s’orientent en particulier vers l’étude du bilan des radicaux, dont la connaissance est essentielle pour apprécier la réactivité chimique de la troposphère et pour lesquels observations et simulations font apparaître dans certaines situations des écarts importants et inexpliqués.

En milieu pollué, deux approches complémentaires sont considérées:

- des expériences de fermeture chimique permettant une comparaison directe entre concentrations de radicaux simulées et observées, notamment lors de campagne sur les sites périurbains de Grignon et du SIRTA à Palaiseau.

- des expériences de laboratoire explorant le potentiel, aujourd’hui inconnu, de certaines surfaces urbaines oxydo-réductrices à produire des composés réactifs (HONO et HCHO), ce qui feraient de ces surfaces des sources supplémentaires de formation des radicaux.

En milieu plus propre, nous évaluons l’effet de la redistribution verticale des espèces réactives dans les systèmes convectifs sur la photochimie et sur les taux de production de l’ozone, par exemple à partir des observations aéroportées obtenues lors de la campagne AMMA.

Ces travaux combinent de façon systématique observation et modélisation chimique en 0D. La simulation très explicite de la chimie atmosphérique avec le modèle GECKO est décrite dans la thématique « Devenir du carbone ». En mode lagrangien, GECKO permettra de simuler les différentes voies de formation d’aérosols organiques secondaires et sera confronté aux résultats des expériences menées dans le panache parisien pendant la campagne MEGAPOLI. Par ailleurs, les simulations avec ce modèle explicite serviront de référence pour élaborer des modules réduits mieux adaptés pour la modélisation 3D (axe 3).