Influence des aérosols désertiques sur l’estimation de l’effet radiatif direct

Evaluer l’effet radiatif direct des aérosols minéraux nécessite d’utiliser un code de transfert radiatif et de décrire ses données d’entrée, principalement les profils verticaux des quantités et des propriétés des particules atmosphériques (distribution en taille, forme, propriétés optiques). Les propriétés physico-chimiques peuvent être déterminées à partir de mesures au sol ou en avion réalisées au cours de campagnes intensives. Cela a été notamment réalisé en Afrique de l'ouest dans le cadre du projet AMMA et des campagnes associées [McConnell et al., 2010]. Ces propriétés peuvent également être restituées par inversion de données de télédétection : par exemple, les inversions des mesures du photomètre solaire du réseau AERONET ont été utilisées pour étudier la variabilité saisonnière de l’aérosol au Caire et son impact radiatif [El-Metwally et al., 2009; 2010].

 

 

Les distributions des forçages radiatifs en surface (RFBOA) et au sommet de l’atmosphère (RFBOA) dérivées de mesures photométriques réalisées au Caire et à Alexandrie (Egypte) illustrent l’effet de refroidissement lié à la présence de fortes concentrations d’aérosols désertiques dans cette région. (d’après El-Metwally et al., 2010)